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Établir l'état des populations d'oiseaux du Canada

Le présent rapport fournit des indicateurs sur la situation des populations d’oiseaux au Canada et les écosystèmes dont ils dépendent.

Les espèces

Photo d'un couple de Grèbes esclavons
Grèbe esclavon (Photo: May Haga)
Des données ont été incluses pour toutes les espèces d’oiseaux indigènes répertoriés au Canada et pour lesquels on dispose de suffisamment de données sur la situation de la population canadienne au cours des 20 dernières années ou plus. Sur les 451 espèces indigènes répertoriées au Canada, il y avait suffisamment de données pour inclure 327 espèces dans au moins un de nos indicateurs nationaux. D’autres espèces n’ont pas encore de données de surveillance adéquates, quoique certains programmes de surveillance récemment mis au point, comme les relevés des hiboux, vont fournir à l’avenir de meilleures données. Même parmi les espèces comprises, dans certains cas, notre meilleure estimation de la situation de leur population est très imprécise, ou fondée sur une petite portion de la population canadienne, en particulier pour les espèces dont les principales aires de reproduction se trouvent dans la région boréale ou dans l’Arctique.

Les régions

Ce rapport présente des indicateurs pour chacune des huit grandes aires physiographiques au Canada. Ces régions illustrent les principales différences d’un bout à l’autre du pays dans les habitats des oiseaux, les écosystèmes et les activités humaines qui façonnent le paysage. Pour chacune des régions, seules les espèces considérées « caractéristiques » de la région ont été incluses, en nous fondant sur la densité régionale de l’espèce ou la quantité de l’aire de répartition de l’espèce dans la région, par rapport aux autres régions. Pour la région des océans, toutes les espèces d’oiseaux de mer répertoriées au Canada ont été considérées caractéristiques.

Cette carte présente les 8 régions de l'État des populations d'oiseaux au Canada : La région du Sud du Bouclier et Maritimes comprend le sud de l'Ontario, passant au nord du lac Supérieur, aussi bien que le sud du Québec (excepté les rives du Fleuve St-Laurent) jusqu'à la Gaspésie, et le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard en entier. La région des Grands Lacs Inférieurs et fleuve Saint-Laurent englobe les lacs Huron, Érié et Ontario et s'étend le long de la vallée du Saint-Laurent, comprenant les rives nord et sud du Fleuve St-Laurent jusqu'à l'embouchure du fleuve. La Région boréale de l'Est s'étend de l'est de la frontière Manitoba-Ontario, à travers le centre de l'Ontario et du Québec, jusqu'à Terre-Neuve et Labrador. La Région boréale de l'Ouest s'étend de la frontière Ontario-Manitoba vers l'ouest, passant au nord des Prairies, et comprend la majorité des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon (à l'exclusion des parties septentrionales). La région des Prairies occupe une superficie à peu près semi-circulaire basée sur la frontière canada-américaine. Le cercle s'étend de l'extrémité ouest de l'Alberta à l'extrémité est du Manitoba. La région Côte Ouest et montagnes comprend les deux-tiers du sud de la Colombie-Britannique, incluant la côte, et la partie sud-ouest de l'Alberta. La région des Plaines et montagnes de l'Arctique comprend le nord du Canada en incluant les îles de l'arctique, la partie continentale de Nunavut et la partie septentrionale des Territoires du Nord-Ouest. Une petite section s'étend aussi à travers le nord du Québec et du Labrador. La région des Océans comprend les océans Pacifique, Atlantique et Arctique ainsi que la baie d'Hudson et la baie James.

Dans chaque région, des indicateurs ont été calculé pour les sous-populations des espèces caractéristiques qui reflètent les plus importants groupes d’oiseaux ou habitats dans la région. Ce ne sont pas tous les sous-groupes qui sont illustrés dans une région donnée, de sorte que certaines espèces ne se retrouvent que dans l’indicateur principal (c. à d. le trait noir marqué « toutes les espèces »).

Les graphiques

Ces indicateurs traduisent la situation de la population moyenne des principaux groupes d’espèces d’oiseaux. Ils ont été calculés à l’aide des estimations régionales de la population de chaque espèce, qui reflètent le changement en pourcentage dans la population depuis la première année pour laquelle on dispose de données de surveillance de la population pour la plupart des régions — 1970. Les indicateurs ont été représenté graphiquement en se fondant sur le changement en pourcentage, l’échelle étant rajustée de façon à ce que les changements négatifs soient visuellement comparables aux changements positifs correspondants requis pour ramener l’indicateur à sa valeur originale; par exemple, un indicateur qui a diminué de 50% (c.-à-d., réduit à la moitié de son niveau initial) doit donc augmenter de 100% (c.-à-d., doubler) pour revenir à zéro.

Photo d'un Jaseur boréal se nourissant de baies
Jaseur boréal (Photo: Nick Saunders)
Il subsiste toujours une certaine incertitude associée à un indicateur. Les cercles ouverts sont utilisés pour signaler que l’indicateur, au cours de cette année, a plus de 5% de chance que la valeur de l’indicateur soit de l’autre côté de la ligne démarquant le zéro.

L’établissement de la moyenne pour toutes les espèces produit la meilleure estimation globale de la situation d’un groupe, mais ne reflète pas nécessairement aussi bien les tendances pour toutes les espèces du groupe. Par exemple, un indicateur stable peut refléter un groupe au sein duquel la plupart ou la totalité des espèces présentent des tendances stables, ou il peut refléter un groupe qui a un nombre égal d’espèces présentant d’importantes augmentations et d’importantes diminutions. Pour cette raison, des histogrammes sont aussi présentés, illustrant le nombre d’espèces en croissance et en déclin dans chaque indicateur, avec des couleurs distinctes pour les espèces dont les tendances de population dans chacune des cinq catégories vont d’une forte diminution (déclin de plus de 50%) à une forte augmentation (augmentation de plus de 100%).