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Conservation des oiseaux du Canada

Il faut des efforts concertés de tous les niveaux de la société pour assurer des populations en santé de toutes les espèces d’oiseaux du Canada, y compris le gouvernement, les organismes à but non lucratif, le milieu scientifique, le secteur commercial et industriel et les particuliers. Il faut déployer des efforts au Canada et à l’échelle internationale, avec les pays où se retrouvent nos oiseaux. Tout le monde peut contribuer à la conservation des oiseaux, autant qu’à l’élaboration de lois et de politiques appropriées qu’à la prise de mesures de conservation sur le terrain, en passant par la création d’une base scientifique en appuie à la conservation grâce à la recherche et à la surveillance des populations, par l’éducation, par la préparation et la mise en œuvre de plans de gestion.

Fondements de la conservation des oiseaux au Canada

À la fin du XIXe siècle, de nombreuses espèces d’oiseaux d’Amérique du Nord ont été chassées au point de presque disparaître. La prise de conscience accrue de leur sort a donné lieu à des protections nationales et internationales, y compris la Convention concernant les oiseaux migrateurs, signée par le Canada et les États-Unis en 1916. Quoique trop tard pour certaines espèces disparues, notamment la Tourte voyageuse, le Grand pingouin et l’Eider du Labrador, cette convention a constitué le fondement de pratiquement un siècle de coopération internationale dans le domaine de la conservation des oiseaux. La récolte commerciale des oiseaux a été interdite et des règlements prudents ont contribué à assurer une chasse récréative durable dans les deux pays. De nombreuses espèces comme les hérons, les aigrettes et la sauvagine se sont très bien rétablies après avoir été protégées.

Photo d'une Grande Aigrette à son nid
Au début des années 1900, on a chassé les aigrettes jusqu’au bord de
l’extinction, pour répondre à la demande de plumes utilisées dans la confection
de chapeaux pour dames, mais depuis qu’elles sont protégées, leurs populations
se sont rétablies. (Photo: Mark Peck)
Les efforts déployés pour conserver les oiseaux du Canada continuent de s’appuyer sur ce fondement, y compris la désignation d’aires protégées pour conserver les habitats clés, l’élaboration de programmes de surveillance pour assurer le suivi de la situation des oiseaux, les efforts pour rétablir les espèces en péril, les recherches amorcées pour cerner les exigences en matière d’habitats clés et autres, et la détermination de pratiques exemplaires pour gérer les paysages dans le but de conserver les oiseaux tout en permettant d’autres utilisations sociétales. Dans le reste de la présente section, nous mettons en lumière quelques-unes des façons que les Canadiens de tous les secteurs de la société peuvent utiliser pour travailler ensemble et conserver nos oiseaux.

Aires protégées au Canada

Photo des falaises abritant des colonies d'oiseaux marins sur l'île Cobourg
Cobourg Island est l’une des nombreuses réserves
nationales de faune créée dans l’Arctique dans
le but de protéger d’importantes colonies d’oiseaux
de mer. (Photo: Grant Gilchrist)
Les parcs nationaux, provinciaux et territoriaux, les réserves nationales de faune, les refuges d’oiseaux migrateurs et d’autres formes d’aires protégées aident à assurer la protection à long terme de certaines aires naturelles clés au Canada. De nombreuses aires protégées contribuent à maintenir l’intégrité de l’écosystème, mais dans de nombreuses zones plus petites, l’intégrité dépend du paysage environnant. La perte ou la dégradation des habitats naturels environnants influe sur la qualité de l’air, de l’eau et des habitats à l’intérieur d’une aire protégée. Les espèces envahissantes, comme les insectes nuisibles, les plantes étrangères, les animaux aquatiques et les maladies de la faune, modifient des écosystèmes entiers. Les changements climatiques peuvent avoir des répercussions même sur les parcs les plus isolés et éloignés. Une gestion active est nécessaire pour maintenir les atouts de ces aires et compenser les répercussions négatives de facteurs extérieurs. Certaines aires protégées permettent l’extraction des ressources à l’intérieur de leurs limites; par exemple, l’exploitation forestière est toujours permise dans certains parcs provinciaux. Dans de nombreuses aires protégées, les activités récréatives sont importantes, mais il faut néanmoins les gérer avec précaution afin de s’assurer qu’elles ne dégradent pas le site.
Photo de quatre bénévoles travaillant dans un milieu humide
La dévouement des gardiens bénévoles
ZICO aide à maintenir leur valeur.
(Photo: Carla Ahern)

Zones importantes pour la conservation des oiseaux: points chauds à l’échelle internationale pour la conservation des oiseaux

BirdLife International a élaboré un ensemble de critères mondiaux pour recenser les zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) — zones d’une importance particulière pour une ou plusieurs espèces d’oiseaux à une étape quelconque de leur cycle de vie. Études d’Oiseaux Canada et Nature Canada ont recensé près des 600 zones importantes pour la conservation des oiseaux au Canada. Pour la plupart, ce sont des aires où de nombreux oiseaux se reproduisent régulièrement, se rassemblent ou transitent lors d’une migration; d’autres ont été recensés parce qu’elles sont particulièrement importantes pour au moins une espèce en péril.

La désignation de zones importantes pour la conservation des oiseaux ne donne aucun statut de protection officiel, mais met plutôt en évidence les aires qui sont particulièrement importantes pour les oiseaux et supporte les occasions d’œuvrer pour la conservation. Une fois recensées, les zones importantes pour la conservation des oiseaux peuvent être considérées comme des sites candidats à une protection officielle et être prises en considération dans la planification de l’utilisation des terres et de l’eau. Elles sont également soutenues par un programme de gardiens qui implique des personnes et des organisations locales pour aider à surveiller les populations d’oiseaux, à recueillir des renseignements concernant aux menaces contre les oiseaux à l’intérieur de la zone importante pour la conservation des oiseaux, à rétablir les habitats au besoin, et à faire l’éducation et la promotion au bénéfice des oiseaux qui utilisent la zone importante pour la conservation des oiseaux.

Graphique circulaire illustrant la proportion des Zones importantes pour la conservation d'oiseaux du Canada chevauchant des aires protégées (Toute /Presque toute: 8.6%, Majorité: 9.1%, Quelques: 14.4%, Peu/aucune: 67.9%)

Statut de protection des zones importantes pour la conservation des oiseaux du Canada

Presque 70 % des ZICO du Canada sont peu ou pas protégées de façon officielle — aucune, ou seule une petite partie de ces zones chevauche une aire protégée. Du nombre qui chevauche une aire protégée, seulement la moitié d’entre elles se trouvent dans des aires où la conservation est l’objet principal, notamment les parcs nationaux et les réserves de conservation. Les autres se trouvent dans des endroits qui permettent un éventail plus vaste d’activités humaines, y compris le développement. De nombreuses activités sont compatibles avec les oiseaux, y compris la chasse, l’exploitation agricole bien gérée et de nombreuses catégories d’activités récréatives. Toutefois, certaines activités industrielles peuvent ne pas être compatibles avec les zones importantes pour la conservation des oiseaux, en particulier si elles détruisent les principales caractéristiques des habitats, augmentent le risque d’une contamination environnementale ou créent de graves risques pour les oiseaux. Une planification minutieuse de l’utilisation des territoires est nécessaire pour s’assurer que les atouts de chaque zone importante pour la conservation des oiseaux sont conservés.

Conservation dans le paysage fonctionnel

La conservation de populations d’oiseaux viables et en santé nécessite non seulement des aires protégées, qui globalement ne couvre qu’une petite portion du paysage, mais aussi des efforts de conservation dans le reste du paysage « fonctionnel » – les zones où les activités humaines et la nature interagissent. En général, ce qui est bon pour les oiseaux l’est aussi pour les humains. L’utilisation durable des ressources, un air propre et une eau propre donnent lieu à un milieu en santé pour les oiseaux et les humains.

La plupart des espèces d’oiseaux au Canada peuvent composer avec des niveaux modérés de perturbation et un éventail d’altérations de l’habitat – à l’intérieur de certaines limites. Les activités humaines, depuis l’extraction des ressources jusqu’à l’agriculture, en passant par l’aménagement urbain, peuvent être faites de façon à minimiser les répercussions négatives sur l’environnement, et aider à soutenir des populations d’oiseaux en santé.

Le Canada contient 12 des 66 Régions de conservation des oiseaux trouvées à travers l'Amérique du Nord. Elles sont numérotées de 3 à 14 : 3) La région des Plaines et montagnes de l'Arctique comprend le nord du Canada en incluant les îles de l'arctique, la partie continentale de Nunavut et la partie septentrionale des Territoires du Nord-Ouest. Une petite section s'étend aussi à travers le nord du Québec et du Labrador. 4) La région de la Forêt intérieure du Nord-Ouest comprend la plupart du Yukon et la partie nord de la Colombie-Britannique (à l'exclusion de la côte), aussi bien que la partie sud-ouest des Territoires du Nord-Ouest. 5) La région de la Forêt pluviale nordique du Pacifique comprend une petite bande de terre longeant la côte du Pacifique, aussi bien que les îles marines au large de la côte. 6) La région de la Taïga et plaines boréales forme un vaste
L’Amérique du Nord est divisée en 66 initiatives de
conservation des oiseaux.

Planification de la conservation des oiseaux

Environnement Canada, au nom de l’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord-Canada, dirige l’élaboration de plans de conservation des oiseaux pour chacune des 12 régions de conservation des oiseaux (RCO) au Canada, de concert avec des efforts semblables déployés aux États-Unis et au Mexique. Ces plans identifient les espèces d’oiseaux prioritaires pour chaque région, en plus de recenser leurs principaux besoins en matière d’habitat, les menaces précises et les actions nécessaires pour s’attaquer aux menaces. Ces plans constituent un fondement pour une approche globale de la gestion de l’utilisation des ressources et des terres du Canada pour le bénéfice des oiseaux et de l’environnement en entier.


Foresterie

Les forêts du Canada sont naturellement dynamiques — les tempêtes de vent, les infestations d’insectes, la maladie et les incendies les modifient continuellement. Les forêts sont adaptées pour se régénérer et se remettre de perturbations et les oiseaux du Canada ont évolué pour vivre dans ces paysages dynamiques.

Photo d'une pile de troncs d'arbres récemment coupés
Les opérations forestières qui imitent les pertur-
bations naturelles peuvent répondre au besoin de
la société pour des produits du bois et du papier,
tout en soutenant diverses communautés d’oiseaux.
(Photo: Charles M. Francis)
Les pratiques forestières qui imitent le schéma et les calendriers des perturbations naturelles continuent de fournir aux oiseaux les habitats dont ils ont besoin pour vivre et nidifier, tout en procurant aux Canadiens et à l’économie des produits forestiers comme le bois et le papier. La gestion du paysage pour des objectifs multiples exige l’adaptation des pratiques aux situations locales et peut impliquer des compromis. Certaines forêts doivent être mises de côté, ou être gérées en fonction de calendriers de rotation plus longs pour soutenir les espèces qui dépendent de forêts matures. Dans certaines forêts, comme dans les forêts de feuillus au Sud ou les forêts pluviales de la côte Ouest, les arbres mûrs peuvent avoir plusieurs centaines d’années et seulement une récolte sélective limitée peut être considérée durable pour conserver la dynamique originale de la forêt.

Agriculture

Photo d'un paysage agricole
Les prairies de fauche offrent un excellent habitat
de nidification pour de nombreux oiseaux de
prairie, dans la mesure où la coupe du foin est
retardée jusqu’à ce que les oisillons aient quitté
leur nid. (© Photos.com – 2012)
Globalement, près de 40 % de la surface de la Terre a été convertie à l’agriculture, y compris une grande partie du Sud du Canada. Heureusement, de nombreuses espèces d’oiseaux peuvent prospérer dans des milieux agricoles, à la condition que l’exploitation agricole soit gérée de façon appropriée. Des pâturages judicieusement broutés créent des habitats semblables à la prairie indigène à graminées courtes et peuvent soutenir de nombreuses espèces d’oiseaux de prairie; toutefois, un broutage excessif peut résulter en un couvert insuffisant et à des nids piétinés. Les haies et la végétation maintenue autour des champs créent des sites de nidification, en plus de fournir de la nourriture et des abris pour de nombreux oiseaux chanteurs, tout en réduisant l’érosion du sol dans les champs. Une végétation parsemée d’arbustes et des cultures sur pied près de petits plans d’eau et des étangs procurent un habitat de nidification pour de nombreuses espèces de canards. Le fait de choisir des pesticides moins toxiques et d’en réduire l’utilisation minimise les répercussions sur les insectes non nuisibles et aide à conserver des ressources alimentaires pour les oiseaux.

Exploitation minière, pétrolière et gazière

Photo d'un pipeline transversant une région boisée
L’itinéraire des oléoducs doit être minutieusement
planifié afin de réduire les dommages aux habitats
naturels et de réduire les risques de déversements.
(Photo: Laurie Buckland)
Notre société et notre économie dépendent des ressources naturelles comme les minéraux, le pétrole et le gaz — et nous les utilisons tous. L’exploitation minière et l’extraction de ces produits entraînent nécessairement une certaine dégradation de notre environnement, mais il y a de nombreuses façons de minimiser les dommages. Une planification minutieuse peut faire en sorte que l’empreinte est la plus faible possible, que les routes d’accès sont aménagées de façon à réduire au maximum les perturbations et que les habitats clés comme les milieux humides sont protégés. On peut maintenir les profils sismiques aussi étroits que possible afin de minimiser la fragmentation des habitats et pour encourager une régénération rapide. Les zones perturbées devraient être rapidement rétablies par la plantation de la végétation indigène appropriée une fois les opérations minières terminées. L’amélioration des technologies contribue à minimiser les émissions toxiques et la pollution, fournissant un air et une eau propres tant pour les humains que pour la faune. Une surveillance efficace de l’eau, de l’air et de la faune fait en sorte que les normes sont respectées et qu’il n’y a aucune répercussion négative imprévue.

Développement urbain

Photo d'un Cardinal rouge
Le Cardinal rouge s’est bien adapté aux
milieux urbains et enrichit la vie des
habitants. (Photo: Joel Campbell)
Les milieux urbains ne peuvent pas soutenir toutes les espèces d’oiseaux que l’on retrouve dans la gamme d’habitats indigènes environnants. Cependant, avec une planification minutieuse, les zones urbaines peuvent accueillir un vaste éventail d’espèces indigènes. La densification et d’autres stratégies qui favorisent une plus forte densité du logement présentent des avantages économiques et réduisent l’ampleur des aires naturelles qu’il faut convertir. Une planification efficace de l’utilisation des territoires peut aider à conserver les habitats naturels clés pendant le développement et à créer des espaces verts polyvalents dans les milieux urbains, fournissant ainsi des habitats de reproduction et de migration pour les oiseaux, tout en augmentant la qualité de vie des personnes qui habitent ces endroits.

Autres menaces pour les oiseaux

Des dizaines de millions d’oiseaux meurent chaque année au Canada à la suite de collisions avec des fenêtres, des immeubles en hauteur, des tours de transmission, des lignes électriques, des véhicules et d’autres structures. Même s’il est impossible d’éliminer complètement cette mortalité, on peut en réduire les risques. Le fait d’éteindre les lumières d’édifices la nuit pendant la saison de migration réduit non seulement la mortalité pour les oiseaux, mais économise aussi l’énergie. Des marques réfléchissantes ultraviolettes sur les fenêtres aident les oiseaux à les éviter. Le fait de réduire la hauteur des tours de transmission, d’éviter de poser des haubans et d’utiliser des lampes à éclair électronique au lieu de feux permanents réduit les risques pour les oiseaux. Les politiques qui encouragent diverses compagnies à partager les mêmes tours réduiraient le nombre total de tours nécessaire.

Photo d'un chat domestique dévorant un Roselin familier
Les chats domestiques (errants ou non) tuent plus
d’oiseaux que toute autre activité humaine. (Photo: Will
Keightley)
Les chats en liberté tuent plus de 100 millions d’oiseaux chaque année, et ce, au Canada seulement. Une réduction ou une élimination des populations de chats errants et le fait de garder les chats domestiques à l’intérieur protégeront de nombreux oiseaux. Les recherches ont démontré que les chats tuent beaucoup plus d’oiseaux que le pense leurs propriétaires et que des clochettes sur les colliers n’épargnent pas les oiseaux.

La pèche tue quelques oiseaux de mer, mais il existe des solutions relativement simples et efficaces, notamment utiliser des banderoles artificielles et d’autres distractions visuelles pour maintenir les oiseaux loin des lignes de fond appâtées, lester les lignes de fond pour s’assurer qu’elles s’enfoncent rapidement hors de la portée des oiseaux et poser les filets loin des endroits où l’on sait que les oiseaux de mer se concentrent.

La pollution chimique —pesticides, déversements d’hydrocarbures, métaux lourds, etc. — tue irrémédiablement des oiseaux et a des répercussions plus chroniques sur la santé des oiseaux, leur survie et leur capacité de se reproduire. Des stratégies visant à réduire les émissions, à minimiser les risques de déversements et à utiliser moins de pesticides et des pesticides moins toxiques seront bénéfiques tant pour les oiseaux que pour les humains.

Changements climatiques

Photo d'un Martinet ramoneur en vol
En 2005, l’ouragan Wilma a fait dévier des
millions d’oiseaux migrateurs de leur
trajectoire, certains étant transportés au-delà
de l’Atlantique jusqu’en Europe. Un grand
nombre de ces oiseaux sont morts, y compris
de nombreux Martinets ramoneurs, dont la
population avait diminué de 50 % dans les
relevés faits au Québec l’année suivante.
(Photo: Tony Beck)

Les changements climatiques ont déjà des répercussions mesurables sur les populations d’oiseaux en raison de la mortalité pendant les graves intempéries, l’apparition des insectes au mauvais moment, la disparition de la glace arctique, le changement de la température des océans et l’effondrement des réseaux trophiques; et de nombreuses autres répercussions sont prévus. Pour réduire ces menaces, il faut prendre de toute urgence des mesures afin de prévenir d’autres changements climatiques et d’atténuer les répercussions qui sont inévitables, et s’y adapter en mettant en œuvre des plans de conservation et d’utilisation des territoires qui tiennent compte de l’incertitude et des menaces supplémentaires.

Photo d'un Faucon pèlerin
Les populations de Faucons pèlerins se sont
rétablies grâce à la combinaison d’une
diminution des pesticides et de la remise en
liberté active d’individus élevés en captivité
dans les endroits où les populations avaient
disparu. (Photo: Gordon Court)

L’intervention donne des résultats : les oiseaux de proie se rétablissent

L’une des plus grandes histoires à succès de la conservation des animaux est le rétablissement continu d’un grand nombre d’oiseaux de proie (c.-à-d., éperviers, faucons, aigles, balbuzards et vautours) depuis l’interdiction de pesticides chimiques comme le DDT au début des années 1970. D’un bout à l’autre du Canada, les Pygargues à tête blanche et les Balbuzards pêcheurs ont doublé ou triplé leur population. De nombreuses grandes villes canadiennes ont des Faucons pèlerins qui nidifient sur les gratte-ciel et les ponts, grâce en partie à des efforts intenses d’élevage en captivité. Ces rétablissements sont un témoignage de la puissance de contrôles fermes sur les polluants environnementaux majeurs et d’une gestion directe des espèces en voie de disparition pour améliorer le sort des oiseaux. Ces rétablissements remarquables mettent également en lumière les répercussions profondes que le DDT a eues sur ces oiseaux.

Graphique illustrant le changement en pourcentage de la taille des population d'oiseaux de proies depuis 1970, Graphique à barres illustrant le nombre d'espèces en augmentation ou en déclin
Indicateurs de la situation moyenne des populations d’oiseaux de proie (cliquez sur le graphique pour une version aggrandie et des tableaux contenant les données associées)
Photo d'un Épervier de Cooper avec un jeune au nid
L’Épervier de Cooper est l’une des espèces
d’oiseaux de proie qui s’adaptent de plus en
plus aux milieux urbains. (Photo: Mark Peck)

De nombreux oiseaux de proie s’adaptent au milieu urbain. Les Faucons pèlerins, les Merlins, les Éperviers de Cooper et les Petites buses sont de plus en plus répandus dans les milieux urbains et de banlieues – grâce en partie aux populations relativement denses d’espèces de proie, comme l’Étourneau sansonnet non indigène.

En tant que groupe, les oiseaux de proie augmentent, mais ce ne sont pas toutes les espèces qui ont été aussi chanceuses. La Crécerelle d’Amérique et le Busard Saint-Martin, par exemple, ont vu leurs populations diminuer de 60 %. Les deux espèces dépendent des prairies ouvertes et des exploitations agricoles et sont frappées par un grand nombre des mêmes menaces que les autres oiseaux de prairie. La Buse de Swainson est reconnue pour être vulnérable à l’empoisonnement provenant des pesticides utilisés en Amérique du Sud.


Qu’est-ce qu’une personne peut faire?

« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de citoyens sérieux et résolus ne puisse changer le monde. C'est en effet la seule chose qui l'ait fait changer. »" (Margaret Mead)

Photo de deux bénévoles construisant un nichoir d'oiseaux
Il existe de nombreuses possibilités pour les
bénévoles de tous les âges et aptitudes d’aider
des projets de conservation d’oiseaux, comme
la réparation de nichoirs dans une zone de
conservation. (Photo: Peter Ward)

Les actions de la société sont déterminées par celles des individus. Les choix que nous faisons et les activités que nous entreprenons collectivement font une différence pour les oiseaux. Il existe de nombreuses choses que nous pouvons faire en tant qu’individus pour améliorer l’environnement pour les oiseaux et les humains. Certains choix profitent directement aux populations d’oiseaux, notamment garder les chats à l’intérieur et choisir des produits qui favorisent des pratiques agricoles, halieutiques et forestières respectueuses des oiseaux – le café cultivé sous couvert forestier, du bœuf élevé en liberté, des poissons et fruits de mer durables ainsi que des produits forestiers durables. Réduire la consommation des ressources, recycler davantage, prendre le transport en commun ou sa bicyclette pour se rendre au travail et conduire des autos au haut rendement énergétique contribuent tous à des avantages environnementaux, y compris une réduction des gas à effet de serre, ce qui, en fin de compte, va bénéficier aux oiseaux. Nous pouvons aider les oiseaux encore plus en appuyant les politiques bénéfiques aux oiseaux. Avant de voter, étudiez les politiques environnementales du chaque niveau du gouvernement et comment elles vont affecter les oiseaux.. Partagez vos points de vue avec les autres par des lettres aux lecteurs dans les journaux, en réunions dans votre communauté et dans les médias sociaux.

Photo d'enfants participant à un recensement d'oiseaux
Faire participer les enfants dans les programmes de bénévolat
scientifique tels que eBird, le Recensement des oiseaux
de Noël et le projet FeederWatch, leur permet de s’amuser
précieux et d’apprendre à apprécier l’environnement.
(Photo: Catherine Jardine)
Vous pouvez également contribuer à la conservation des oiseaux en appuyant vos groupes locaux de naturalistes et d’autres organismes de conservation. Vous pouvez vous renseigner davantage sur les oiseaux et autres animaux sauvages en participant à leurs réunions ou bien en organisant des sorties éducatives avec d’autres gens intéressés. Travailler avec les enfants est particulièrement gratifiant, en leur enseignant à faire l’expérience du monde naturel et l’apprécier, et à appuyer la conservation dans le future. En apprendre davantage sur les oiseaux donne également l’occasion de se joindre au nombre rapidement croissant de bénévoles scientifiques qui participent aux relevés des oiseaux. Si vous aimez identifier les oiseaux, il y a des occasions pour tout le monde, du débutant à l’expert.